jeudi 23 août 2012

Petit guide pour survivre en Alberta 1

Je sais, j'avais dit que j'allais écrire mes aventures, mais il n'est pas facile d'avoir accès à internet sur les routes des USA et ensuite au Mexique. Alors, nous avons fait un superbe voyage de déménagement, sans vraiment avoir la possibilité de visiter parce que nous devions être à Calgary pour le 29 juillet et notre départ du Qc était le 23 juillet. J'avais comme priorité de passer du temps avec mon amie Lyne DesRuisseaux Photography, encore une fois merci à nos guerriers pour avoir trouvés un point de contact.

Les enfants étaient d'une patience d'ange, sérieusement des 10h-12h de route par jour sans chicanes et hurlement... Une superbe récompense, nager avec les dauphins au Mexique. Une semaine merveilleuse et totalement méritée après un déménagement et de toute manière nous étions sans domicile fixe du 23 au 8 août. Il fallait se loger quelque part et le sud est l'endroit idéal pour relaxer.

Après notre semaine de vacances, il ne restait que 4h avant d'arriver vers notre nouvelle province d'adoption... L'Alberta

Nous entrons dans notre nouvelle province, la vie est anglophone et bien agréable. 

 Voici des bisons, juste avant d'arriver à la maison

 Nouvelle aventure

 Quelques amis dans une rue bien mouvementée d'enfants

 La vue de ma fenêtre de cuisine

La vue de mon balcon

 Pénélope est déjà en affaire

 Un souper sushis de filles



Pour le moment, ma vie semble bien agréable et c'est la cas, mais il faudra revenir sur le blogue dans quelques jours pour la suite du guide pour survivre en Alberta... Le choc, je vous dis, le recyclage va faire friser mes amis écolo... ;))



samedi 21 avril 2012

Des étudiants gâtés



L’enfant-roi est égocentrique, revendique et se plaint constamment, refuse d’aider, a besoin de capter l’attention et de se faire remarquer, est intolérant aux frustrations, est agressif... 

Ensuite, vous allez me dire que ce qui se passe présentement, n'est pas une crise de ce genre d'enfant? Hum, je me questionne... 

Je crois qu'il y a une grande différence entre épanouissement et désir de l'enfant. Face à des changements sociaux et familiaux les parents ne font plus la différence entre caprice et besoin. Ils ne veulent pas respecter les décisions impopulaires d'un gouvernement élu démocratiquement? Alors, pourquoi ne pas faire la grève? L'autorité n'est pas le pouvoir, mais bien une responsabilité de mettre des limites à ce genre de génération. 

Pour répondre à leur demande, nous devrions faire des débats de société avant chaque décision? 

Quand je vois des étudiants cagoulés et des incitations à la révolution. Je pense qu'il est temps de revenir à la réalité. Ils veulent être extrême, j'ai envie de l'être aussi et je vote pour "12 novembre 1969 : Le maire de Montréal, Jean Drapeau, fait voter l’interdiction pour 30 jours de manifester à Montréal." C'est une solution radicale, mais je pense que nous sommes rendu là. 

Je crois que c'est ridicule et que c'est une crise d'enfant roi qui veulent obtenir à tout prix raison...

C'est mon opinion et je la partage...

P.S. Ce n'est pas une grève, car ils ne sont pas des travailleurs avec un salaire, mais c'est des enfants qui manquent l'école...

mercredi 18 avril 2012

Le rejet


Tout le monde à déjà expérimenté cette émotion à différent niveau, il semblerait même que ce pseudo-sentiment déclenche au cerveau un signal idem à celui d'une blessure physique. Mais, que ce cache réellement derrière le rejet?

Pour bien comprendre le sentiment que nous laisse le rejet, nous devons apprendre à nous comprendre. L'émotion que je ressens est le baromètre de l'importance que j'accordais à cette personne. C'est attribuer un pouvoir à cette personne comme celui de m'aimer et m'apprécier. C'est se donner une valeur par le regard des autres. 

Il faut se poser deux questions...

1. Je m'assume jusqu'à quel point? 
2. Qu'elle est l'importance que j'accorde aux autres?

Alors, si vous êtes sensible au rejet, il y a du travail à faire sur vous-même...

mercredi 4 avril 2012

34 ans...



Cette année, je n'ai aucune envie de fêter mon anniversaire. Pas que je suis triste d’avoir 34 ans, je suis fière de ma vie, de ce que je suis et de ce qui va m'arriver. Mais, je n'ai pas le coeur à la fête. J'ai le gout d'un anniversaire en famille, mon petit cocon que j'aime tant. 

J'imagine que mon départ pour l'Alberta en juillet est un facteur qui me pousse à réfléchir également... J'aime le monde, je suis facile de contact avec les gens, mais je ne veux pas m'éparpiller à vouloir trop. Je veux me concentrer sur l'essentiel, sur ce qui me permet d'être une meilleure personne et avec des gens ou les échanges me font évoluer. 


samedi 28 janvier 2012

Conciliation travail-famille

Pénélope journée de petite maladie

Je ne vais pas réinventer le sujet ici, mais avec la semaine que j'ai vécu, je peux vous dire qu'il est difficile d'avoir un boulot temps plein et des jeunes enfants qui ne peuvent pas se garder ou s'occuper d'eux quand la maladie est de la partie.

Je ne suis pas indispensable à mon bureau, si je manque une journée, je peux me reprendre ou mon homologue de la bâtisse voisine peut venir faire ma partie administrative. Je n'ai pas besoin de ma paye pour vivre et payer les comptes, il est possible de me permettre une semaine de 2 jours parce que 2 fois les écoles étaient fermées et qu'une fois ma puce toussait comme un vieux fumeur de 90 ans. Je viens à m'interroger sur le fonctionnement de notre société...

Si je regarde le calendrier scolaire, un parent devrait avoir 8 semaines de congé par année sans compter les vacances d'été. Quelle entreprise offre de telles conditions après 1 an d'embauche? Il est très clair avec mon conjoint que c'est le plus petit salaire qui s'absente en général. Mais quand l'absence devient chronique, que la culpabilité s'installe et que ma position de patronne devrez imposer une présence minimum? Je fais quoi pour ensuite demander à cette personne dans un poste où sa présence est essentielle sinon nous serions en faute grave aux yeux de la loi? Pourquoi, moi la maman aurait plus de privilèges que cette personne qui à peut-être fait le choix de ne pas avoir d'enfant? Je sais que je ne suis pas la seule et que nous sommes deux parents, je pense à la mère célibataire pour qui le salaire est important et je me dis que je suis quand même chanceuse d'être dans ma situation.

Je me questionne et je n'ai pas de bonne réponse... et vous?

jeudi 19 janvier 2012

Meilleure amie


Hier, journée de « tempête » les enfants n'avaient pas d'école, alors je devais rester à la maison avec eux. Une belle journée à cuisiner de la sauce à spaghetti et avancer les trucs en « age » dans la maison.

Toute la journée, les enfants s'occupaient ensemble à jouer, aucune dispute et je dirais qu'à un moment je trouvais même qu'ils avaient un peu trop de fun!

Mais cette belle journée venait d'ouvrir une porte que j'attendais avec impatience, celle d'expliquer à Vincent sa plus grande inquiétude du déménagement... Perdre les amis et ne pas en avoir d'autres.

C'est après la douche, sur le sofa que je discutais avec lui...

Maman: Tu as passé une belle journée? Quel est ton moment préféré?

Vincent: Quand j'étais dehors dans la neige avec Pénélope et que nous avons inventé un jeu.

Maman: Vous aviez beaucoup de plaisir ensemble aujourd'hui?

Vincent: Oui, vraiment beaucoup, même pas de chicane, nous étions gentils.

Maman: Oui, très... Tu vois mon loup, je sais que tu as peur de ne pas avoir d'amis, mais est-ce que tu réalises la chance que tu as d'avoir une soeur qui joue avec toi et avec qui tu as du plaisir?

Vincent: Oui, c'est vrai et elle déménage avec moi, je pense que c'est comme ma meilleure amie, elle est toujours là.

Voilà, la conclusion était là...

Je suis très heureuse d'avoir des enfants avec une si belle complicité.

mercredi 18 janvier 2012

Déjà loin...


Je retourne dans ma tête la manière idéale de traiter le sujet, mais je ne trouve pas l'angle exact...

Depuis que je sais que nous allons vivre en Alberta en juillet, je suis déjà loin dans ma tête, mais aussi dans mes actions. Maintenant, je comprends pourquoi mon mari était déjà loin quand il préparait un départ en mission...

Pour le boulot, je reste très proactive parce que j'ai des amis et du respect pour mon « image » professionnelle. Mais, la partie de mon boulot qui consciente à gérer les employés sont celles que j'aurais envie de « donner ». Quand tu diriges des gens, tu ne peux pas être aimé de tous et malheureusement ce n'est pas tout le monde qui est heureux dans leur emploi et leur attitude parfois très discutables à des répercussions sur les autres et je n'ai plus envie d'y perdre du temps et mon énergie. Ma résolution 2012 était justement de ne pas mettre de l'énergie ou je ne peux rien changer.

Pour le reste, je suis moi-même ou presque... Je place de côté certaines relations qui n'étaient pas de l'échange au profit des autres ou je sens la réciprocité. Ce n'est pas que mon temps est précieux, mais une prise de conscience me pousse à éliminer naturellement les pertes d'énergie.

Je planifie déjà ma vie là-bas et j'entrevois avec bonheur de retourner à la maison pour la première année. Je veux retourner sur les bancs d'école et maîtriser l'anglais autant à l'oral qu'à l'écrit. Je veux être photographe, me lancer vraiment, mettre mon énergie dans mes passions.